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- melanie
- Châteaubriant, Pays de la Mée (Bretagne), France
vendredi 15 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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Entre ciel et bidons
Ils ont tiré un trait
De béton et d’acier
La ligne d’horizon
Le soleil est monté
sur les tôles rouillées
avec tous ses rayons
Il nous fait miroiter
un éternel été
une belle saison
Nous tirerons un trait
sur nos vies enfermées
entre ciel et bidons
Poème de Antoine Bial ("choses vues ou presque")
(Photo prise dans la campagne de Moisdon)
jeudi 14 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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(Ceci est la collection des bobines de fil, dans l'atelier de Choupette)
http://choupettecouture.e-monsite.com/).
Oeuvre en morceau, oeuvre partagée.
Ce morceau de tissu comme un parchemin,
Une peau d’âme, un morceau de nous-mêmes,
qui peut porter nos cicatrices, nos espoirs,
Nos peines et nos joies.
Puis, assembler ces pièces pour en faire une oeuvre unique.
Relier ainsi les chemins, les vies, les êtres.
Offrir au vent ces images, ces mots, ces espoirs et ces blessures,
Afin qu’il transporte au loin nos espoirs
Et apaise de sa caresse nos peines.
(source : http://www.les-fanions-de-l-espoir.com/)
mercredi 13 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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Sur le chemin de la vie,
Un jour, je suis né,
Et bien mal m’en a pris,
Me suis mis à marcher
Sur le chemin de la vie,
Le sourire prolongé,
J’ai même marché la nuit
Et n’ai vu que beautés.
Sur le chemin de la vie
J’ai regardé autour,
Et je n’ai vu qu’amis,
Sourires et amour.
Sur le chemin de la vie
J’ai regardé en l’air.
J’ai vu des nuages, la pluie
Le soleil et le ciel clair.
Sur le chemin du bonheur
Parfois, j’ai trébuché,
Mais les autres marcheurs
M’ont bien souvent aidé.
Sur le chemin du bonheur
J’ai appris de la vie,
Qu’au grand choix, aux grandes heures
Elle m’a toujours souri.
Sur le chemin de la vie
J’ai regardé plus loin
Avec la terrible envie
De connaître mon destin.
Mais quoi que je veuille
Et quoi que je fasse
Aujourd’hui, j’en ai fait mon deuil
Ce chemin est impasse.
(Poème de Philistin Panger)
mardi 12 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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Je viendrai te voir mon amour
Bientôt j'espère
Quand j'aurai vu l'eau sous la neige,
Les chemins de pierre tout autour du lac qui descendent
Quand j'aurai tout vu, tout appris
Bientôt j'espère,
De la beauté des nuages, et du lac qui me porte
Au soir qui tombe
(...)
Tout recevoir et tout donner
Dans le miraculeux silence
Entendre enfin les oiseaux voler ....
(texte de Michel Jonaz)
lundi 11 janvier 2010
00:01 | Publié par
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Il fait trop froid ce jour d'hui pour trouver un poème.
Mes pieds sont glacés
Mon esprit est engourdi.

Voici quand même un poème de Maurice Carême :
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que le chaton croit rêver.
C'est à peine s'il ose marcher.
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que les choses
Semblent avoir changé.
Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
A cette blancheur où se posent,
Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés.

Et voici quelques lignes, écrites par une jeune demoiselle
à la manière de Maurice Carême.
Il a neigé sur le lac gelé,
Si délicatement neigé,
Que tous les oiseaux
S'y arrêtent pour danser.
Pauline
Mes pieds sont glacés
Mon esprit est engourdi.
Voici quand même un poème de Maurice Carême :
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que le chaton croit rêver.
C'est à peine s'il ose marcher.
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que les choses
Semblent avoir changé.
Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
A cette blancheur où se posent,
Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés.
Et voici quelques lignes, écrites par une jeune demoiselle
à la manière de Maurice Carême.
Il a neigé sur le lac gelé,
Si délicatement neigé,
Que tous les oiseaux
S'y arrêtent pour danser.
Pauline
vendredi 8 janvier 2010
00:01 | Publié par
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Je connais, au fond d'une anse
Où sa maigre forme danse,
Un érable mort.
Mort, nous raconte une histoire
De s'être penché pour boire
L'eau claire du bord.
A le voir nu comme un marbre,
L'été, parmi d'autres arbres
Verts et vigoureux,
On dirait que la nature
L'a laissé sans sépulture
Pour un crime affreux.
Plus tard quand tombent les feuilles
Quelquefois il les recueille
Au bon gré du vent ;
Supercherie enfantine
Qui lui rend un peu la mine
D'un arbre vivant.
L'hiver est plus équitable :
Comme lui, le misérable,
Ses frères sont nus,
Et l'homme qui passe ignore
Lequel sera chauve encore,
Le printemps venu.
(Poème d'Alphonse BEAUREGARD) (1881-1924)
Photo prise un petit matin froid, à la Forge de Moisdon
Le ciel était très bleu,
Se reflétant dans les eaux figées par les glaces.
Et moi je ne sais si je pourrai tenir le rythme
Des photos et des poèmes...
jeudi 7 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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Le mur est gris, la tuile est rousse,
L'hiver a rongé le ciment ;
Des pierres disjointes la mousse
Verdit l'humide fondement
La porte où file l'araignée,
Qui n'entend plus le doux accueil,
Reste immobile et dédaignée
Et ne tourne plus sur son seuil.
Les volets que le moineau souille
Détachés de leurs gonds de rouille,
Battent nuit et jour le granit,
Les vitraux brisés par les grêles
Livrent aux hirondelles
Un libre passage à leur nid !
De la solitaire demeure
Une ombre lourde d'heure en heure
Se détache sur le gazon :
Et cette ombre, couchée et morte,
Est la seule chose qui sorte
Tout le jour de cette maison !
(Poème d'Alphonse de Lamartine)
Photo d'une maison qui semble abandonnée
mais qui, en réalité, est toujours habitée.
mercredi 6 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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Nos racines ne sont pas dans notre enfance,
Dans le sol natal, dans un lopin de terre,
Dans la prairie enclose
Où jouent les enfants de la maternelle.
Nos racines sont en chaque lieu
Que nous avons un jour traversé.
Et ces chemins qui serpentent sans fin,
Et ces forêts bleuissant dans le lointain
— sans parler des montagnes de nos rêves —,
Les lieux étrangers et les noms étrangers,
Deviennent nôtres et de nouveau étrangers.
Poème de Karl Restikivi,
traduit de l'estonien par Jean Pascal Ollivry
(photo prise à La Chapelle Glain)
Ce matin, juste un saupoudrage de neige ....
mardi 5 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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La Fête est finie ...
A-t-elle vraiment eu lieu ?
Est-elle déjà loin ?
Passants tristes dans les rues.
Chalands moroses dans les magasins.
Nul ne souhaite à l'autre la "Bonne Année".
Les traditions se perdent.
Ou les temps sont trop lourds.
Tournez manèges.
Reviendront les beaux jours.
Peut-être ...
lundi 4 janvier 2010
00:01 | Publié par
melanie |
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Bonne année à toutes les choses :
Au monde ! A la mer ! Aux forêts !
Bonne année à toutes les roses
Que l'hiver prépare en secret.
Bonne année à tous ceux qui m'aiment
Et qui m'entendent ici-bas ...
Et bonne année aussi, quand même,
A tous ceux qui ne m'aiment pas.
Rosemonde Gérard (1871-1953)
(Dessin de Moon - 06 87 32 77 47 -
à qui vous pouvez commander les dessins dont vous avez l'idée)
Bonne année à tous et au plaisir sur vous retrouver sur ce blog
ou sur les vôtres.
jeudi 31 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Le gui est une plante réputée pour chasser les démons.
S'embrasser sous le gui, le 31 décembre à minuit, est une promesse de bonheur.

"Barde, fais vibrer sous tes doigts
Les fils d'or de la lyre altière,
Et gonfle de ta voix de tonnerre
Pour chanter plus haut les exploits
Des héros à fauve crinière
Qui, devant les flots triomphants
Et serrés des légions romaines
Donnèrent le sang de leurs veines
Pour sauver leurs dieux tout puissants
Et le gui sacré des grands chênes.
Envoi :
Gaulois, pour vos petits-enfants,
Cueillez aux rameaux verdoyants
Du chêne des bois frissonnants
Le gui aux feuilles souveraines
Et dont les vertus surhumaines
Font des hommes forts et vaillants.
Cueillez pour nous le gui des chênes".
(extrait d'un poème de Gaston Coûté,
j'adore Gaston Coûté !)
Bonne année à tous ... sous le gui.
S'embrasser sous le gui, le 31 décembre à minuit, est une promesse de bonheur.

"Barde, fais vibrer sous tes doigts
Les fils d'or de la lyre altière,
Et gonfle de ta voix de tonnerre
Pour chanter plus haut les exploits
Des héros à fauve crinière
Qui, devant les flots triomphants
Et serrés des légions romaines
Donnèrent le sang de leurs veines
Pour sauver leurs dieux tout puissants
Et le gui sacré des grands chênes.
Envoi :
Gaulois, pour vos petits-enfants,
Cueillez aux rameaux verdoyants
Du chêne des bois frissonnants
Le gui aux feuilles souveraines
Et dont les vertus surhumaines
Font des hommes forts et vaillants.
Cueillez pour nous le gui des chênes".
(extrait d'un poème de Gaston Coûté,
j'adore Gaston Coûté !)
Bonne année à tous ... sous le gui.
mercredi 30 décembre 2009
00:01 | Publié par
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A Pornichet il est un petit bois, ordinairement vêtu de mousses.
La pluie en a fait un lac où se mirent les arbres..
En ce lieu-dit "Les Forges" des artisans travaillaient le fer et le bronze,
à l’époque gauloise. On y trouve aussi les vestiges d’une briquetterie
et de poteries destinées à recevoir la saumure.
"Prête l’oreille et prends ta plume
Le monde luit comme une enclume
Appelant le chant du marteau.
Que sonne clair le fer des mots !
Métal meurtri que tu tortures
La langue crie sous la brûlure
Frappe poète-forgeron
Mets ta chanson au diapason !
Prête l’oreille et prends ta plume
L’enfer de la forge s’allume
Vois s'envoler ta ritournelle
Dans une gerbe d’étincelles !
Frappe poète-forgeron
Mets ta chanson au diapason !"
(anonyme)
mardi 29 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Flagrant délit d'admiration des oiseaux...

L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur
L'oiseau qui soudain se cogne
L'oiseau qui voudrait s'enfuir
L'oiseau seul et affolé
L'oiseau qui voudrait vivre
L'oiseau qui voudrait chanter
L'oiseau qui voudrait crier
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau qui vole si doucement ...
(Paroles de Jacques Prévert)
Après la pluie ...

L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur
L'oiseau qui soudain se cogne
L'oiseau qui voudrait s'enfuir
L'oiseau seul et affolé
L'oiseau qui voudrait vivre
L'oiseau qui voudrait chanter
L'oiseau qui voudrait crier
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau qui vole si doucement ...
(Paroles de Jacques Prévert)
Après la pluie ...
lundi 28 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Matin de Noêl en famille
Promenade dans les marais salants.
Plaisir.
Et un poème !

Quand l'eau de la vasière a traversé les fares
Où le héron craintif aime à se reposer,
L'homme du pays blanc, par des gestes bizarres
La conduit aux œillets pour se cristalliser
Chaque jour il lui faut se remettre à l'ouvrage
Attendant le moment où il pourra trousser,
Où le petit boutoué lui fera bon usage,
Où balançant le las, il le fera crisser.
Il guette au bord du ciel la course des nuages(...)
Jusqu'au matin brûlant où l'or blanc est à point.
Alors le paludier, pour oublier sa peine,
Se penche doucement au bord de son œillet
Et de sa main bronzée à la veine d'ébène,
Cueille la fleur de sel au soleil de juillet.
Texte de Guy GEERAERT
Promenade dans les marais salants.
Plaisir.
Et un poème !
Quand l'eau de la vasière a traversé les fares
Où le héron craintif aime à se reposer,
L'homme du pays blanc, par des gestes bizarres
La conduit aux œillets pour se cristalliser
Chaque jour il lui faut se remettre à l'ouvrage
Attendant le moment où il pourra trousser,
Où le petit boutoué lui fera bon usage,
Où balançant le las, il le fera crisser.
Il guette au bord du ciel la course des nuages(...)
Jusqu'au matin brûlant où l'or blanc est à point.
Alors le paludier, pour oublier sa peine,
Se penche doucement au bord de son œillet
Et de sa main bronzée à la veine d'ébène,
Cueille la fleur de sel au soleil de juillet.
Texte de Guy GEERAERT
jeudi 24 décembre 2009
00:01 | Publié par
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(dessin de Moon - 06 87 32 77 47, à qui vous pouvez commander le dessin que vous voulez)En cette veille de Noël, croyez-vous encore au Père Noël ? Voici une petite histoire, vraie évidemment.
Noël approche, Noël c’est demain. La neige est tombée et, comme chaque année, par tradition, Gustave, 7 ans, fait dans la cour son petit bonhomme de neige. Il a presque fini: les yeux, deux boules de charbon; une carotte pour le nez, la vieille pipe à papy; le chapeau de paille et même le cache-nez rouge qu’il met quand il va à l’école.
Un regard sur son œuvre : « Bon ! Ça peut aller comme ça ! Toi, tu vas t’appeler Totor, moi on m’appelle Tatave. On est copains. Ça te va ? »
Dans la cour, un pâle petit soleil d’hiver fait scintiller la neige. Médor va et vient. Minet est sur la fenêtre : il ne veut pas avoir froid aux pattes. Et Margot, la pie, se chauffe sur le toit le long de la cheminée qui envoie une fumée bleue vers le ciel clair
Tatave s’approche de Totor et lui chuchote : « Ecoute, je vais te dire quelque chose, un vrai secret, juste entre toi et moi. Mais motus, tu ne diras rien, je compte sur toi. C’est sûr ? Juré ? » - « Tu sais, il y belle lurette que je ne crois plus au Père Noël. Je fais seulement semblant. Les copains à l’école , ils se moquent de moi mais ça m’est égal. Tu comprends, si je leur dis que je n’y crois plus, je risque de ne pas avoir la patinette que j’ai demandée par lettre, surtout que ce mois-ci mon carnet de notes à l’école n’est pas formidable. Tu penses, les maths, l’orthographe, les devoirs, les leçons, ça me casse la tête. J’aime mieux les matches de foot à la télé ou jouer sur l’ordinateur. Mais les parents, ils sont rétro. Ils comprennent pas ça. Enfin, on verra, j’ai le temps bon, je vais rentrer, la nuit tombe, bonne nuit Totor ! ».
La nuit de Noël est passée. Tatave s’est levé tôt pour voir sa patinette. Mais, oh ! Horreur ! Il n’a trouvé dans ses souliers qu’un petit paquet contenant deux morceaux de charbon et un petit billet où était inscrit : « Moi non plus je ne veux pas me casser la tête. La patinette ce sera pour la prochaine fois, si tu améliores ton carnet de notes ». Stupéfaction ! Ainsi Totor a cafté !
En colère, Tatave sort dans la cour. Hélas ! La nuit a été douce. Plus de Totor, il a fondu. Il ne reste par terre que le chapeau, la carotte, la pipe et deux boulets de charbon. Même le cache-nez a disparu. Mais en levant les yeux, Tatave aperçoit son cache-nez coincé entre deux branches du vieux chêne et, dessus, Margot la pie qui le regarde de ses yeux ronds et semble le narguer..Alors il comprend : elle parle Margot, elle a mouchardé, c’est elle qui a tout raconté. Furieux, il prend un boulet et le lance sur l’oiseau : « Bavarde ! Chipie ! Moucharde : Sale bestiole ! Si je t’attrape, tu vas pouvoir compter tes plumes ! » Elle a compris, elle prend son envol et disparaît.
Tatave rentre tout penaud, s’asseoit et, la tête dans les mains, se demande « Mais à qui a-t-elle pu aller jacasser tout ça ? ».
A qui ? Mais au Père Noël bien sûr !
(Histoire racontée par Andrée Gaborit)
(Je vous donne rendez-vous maintenant le 28 décembre)
mercredi 23 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Voici un message venu des régions de France
Où il fait à peu près bon l'hiver
(mais l'été trop chaud !)
Tandis que le nord grelotte.
Mais connaissez-vous l'histoire du mot "pétanque" ? Cela vient de l'occitan : a pes tanca qui veut dire à pieds joints. Tout a commencé, dit-on, en 1910.. À l’époque, les spectateurs avaient la possibilité de louer des chaises pour assister aux parties de boules. Mais il y avait de nombreuses protestations, car les gens assis à proximité du cochonnet n’hésitaient pas à donner de petits coups de pied dans les boules, pour les rapprocher du but, lorsque cela pouvait arranger un copain…
À l’inverse, pour ceux qu’on n’aimait pas, un coup de talon envoyait la boule sous
les chaises ! Alors il fut décidé de retirer les chaises. À l’exception de celle
de Pépé Jules qui ne pouvait plus se tenir debout.
Mon grand-père, qui le voyait lancer des boules depuis sa chaise, enrageant de ne plus pouvoir jouer, lui proposa un jour de faire autrement : “Tu vas rester assis,
on va jouer sur une distance de trois mètres, et nous, on va tracer un rond autour de ta chaise : c’est de là qu’on jouera…” Voilà comment fut inventé le cercle
de lancer…Il fut ensuite décidé que toutes les personnes qui ne pourraient plus se tenir en équilibre sur un pied, les personnes âgées ou handicapées, pourraient désormais se tenir debout, les pieds joints (a pes tanca) dans un emplacement correspondant à celui de la chaise de Jules. La pétanque était née.
(récit de Martine Pilate)- http://www.quintaisport.fr/
(photos : santons de Provence, exposition à Châteaubriant)
mardi 22 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Un peu de politique avant les fêtes ...
Le coq gaulois est l'un des symboles de la France. Ce coq majestueux et prétentieux, bien qu’il se nourrisse en grattant le fumier, on s’accorde à le trouver braillard et vantard, parfois dénué de scrupules (mais sans méchanceté), avantageux auprès des... poules, batailleur, etc., mais on lui attribue aussi de bien belles vertus. Il est brave et se défend jusqu’à la mort, il chante bien et à propos de tout, il est beau, il est vigilant et on n’a pas trouvé mieux comme réveille-matin.
Le coq a enrichi le vocabulaire français : coquin, coquebin (niais), coquard, coqueluche, coquefredouille (pauvre hère), coquecigrue (baliverne) et même cocu (!) viennent de coq. Mais aussi coquet, coquelicot, cocarde, coque-mar (aiguière) et coqueliner (faire le galant)...
(d'après les écrits de Claude Chapront)
Et si les débats vous intéressent, allez donc voir celui de "Action discrète", à la Préfecture de l'Aude, il vaut son pesant de rires ! http://player.canalplus.fr/#/300320. Et quand on le regarde une deuxième fois, c'est encore plus drôle. Un grand moment de rirocratie (comme dirait le préfet !, enfin, presque !)
lundi 21 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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(préparer les provisions de l'hiver)
Je n'étais alors qu'une fillette de huit ans
Chez ma Mémé me réfugiais de temps en temps.
Dès la soupe avalée, laissant dehors le vent hurlant
Nous nous retrouvions devant l'âtre flamboyant.
En ce temps, ni télé ni fausses vérités
Ni célébrités staracadémisées.
Juste quelques mots simples et vrais
Et la chaleur qui nous engourdissait.
Sur mes genoux, ronronnait le mignon chaton.
Inlassablement, Mémé brodait son napperon
Grand'père égrappait le maïs, triait des noix
Se taisait, puis soudain pensait à haute voix.
Le tic tac incessant de l'horloge était parfois troublé
Par le bruit lourd de la bûche s'effondrant dans le brasier,
Tandis qu'une autre dont le bois était bien vert
Semblait pleurer la forêt et gémir de colère.
Mes joues luisaient, rouges et rebondies
Je me sentais petit oiseau dans son nid.
(poème de Alinette - http://alinouchette.canalblog.com/)
samedi 19 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Continuons la découverte de la belle exposition des santons

Le forgeron travaille et peine,
Au long des jours et des semaines.
Dans son brasier, il a jeté
Les cris d'opiniâtreté,
La rage sourde et séculaire ;
Dans son brasier d'or exalté,
Maître de soi, il a jeté
Révoltes, deuils, violences, colères,
Pour leur donner la trempe et la clarté
Du fer et de l'éclair.
Ses mains grandes, obstinément,
Manient, ainsi que de futurs tourments,
Les marteaux clairs, libres et transformants
Et ses muscles s'élargissent, pour la conquête
Dont le rêve dort en sa tête.
Il a compté les maux immensurables :
Les conseils nuls donnés aux misérables ;
Les aveugles du soi, qui conduisent les autres ;
La langue en fiel durci des faux apôtres ;
La justice par des textes barricadée ;
L'effroi plantant sa corne, au front de chaque idée ;(...)
Les pauvres gens, sur qui pèsent les pauvres chaumes,
Jusqu'à ployer leurs deux genoux, devant l'aumône ;
Sur la route, près des labours,
Le forgeron énorme et gourd,
Depuis les temps déjà si vieux, que fument
Les émeutes du fer et des aciers sur son enclume,
Martèle, étrangement, près des flammes intenses,
A grands coups pleins, les pâles lames
Immenses de la patience.
(Poème de Emile Verhaeren)
Le forgeron travaille et peine,
Au long des jours et des semaines.
Dans son brasier, il a jeté
Les cris d'opiniâtreté,
La rage sourde et séculaire ;
Dans son brasier d'or exalté,
Maître de soi, il a jeté
Révoltes, deuils, violences, colères,
Pour leur donner la trempe et la clarté
Du fer et de l'éclair.
Ses mains grandes, obstinément,
Manient, ainsi que de futurs tourments,
Les marteaux clairs, libres et transformants
Et ses muscles s'élargissent, pour la conquête
Dont le rêve dort en sa tête.
Il a compté les maux immensurables :
Les conseils nuls donnés aux misérables ;
Les aveugles du soi, qui conduisent les autres ;
La langue en fiel durci des faux apôtres ;
La justice par des textes barricadée ;
L'effroi plantant sa corne, au front de chaque idée ;(...)
Les pauvres gens, sur qui pèsent les pauvres chaumes,
Jusqu'à ployer leurs deux genoux, devant l'aumône ;
Sur la route, près des labours,
Le forgeron énorme et gourd,
Depuis les temps déjà si vieux, que fument
Les émeutes du fer et des aciers sur son enclume,
Martèle, étrangement, près des flammes intenses,
A grands coups pleins, les pâles lames
Immenses de la patience.
(Poème de Emile Verhaeren)
vendredi 18 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Dans la chanson de nos pères,
Monsieur de Malbrough est mort.
Si c'était un pauvre hère,
On n'en dirait rien encore.
Mais la dame à sa fenêtre
Pleurant sur son triste sort,
Dans mille ans, deux mille peut-être,
Se désolera encore.
Refrain :
File la laine,
File les jours.
Garde mes peines
Et mon amour.
Livre d'images,
Des rêves lourds.
Ouvre la page
À l'éternel retour.
Hennins aux rubans de soie,
Chanson bleue des troubadours.
Regret des festins de joie
Ou fleur du joli tambour.
Dans la grande cheminée,
S'éteint le feu du bonheur,
Car la dame abandonnée
Ne retrouvera son cœur.

(Très expressive exposition de santons de Provence)
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