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melanie
Châteaubriant, Pays de la Mée (Bretagne), France
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jeudi 31 décembre 2009
Le gui est une plante réputée pour chasser les démons.
S'embrasser sous le gui, le 31 décembre à minuit, est une promesse de bonheur.


"Barde, fais vibrer sous tes doigts
Les fils d'or de la lyre altière,
Et gonfle de ta voix de tonnerre
Pour chanter plus haut les exploits
Des héros à fauve crinière
Qui, devant les flots triomphants
Et serrés des légions romaines
Donnèrent le sang de leurs veines
Pour sauver leurs dieux tout puissants
Et le gui sacré des grands chênes.

Envoi :

Gaulois, pour vos petits-enfants,
Cueillez aux rameaux verdoyants
Du chêne des bois frissonnants
Le gui aux feuilles souveraines
Et dont les vertus surhumaines
Font des hommes forts et vaillants.
Cueillez pour nous le gui des chênes".

(extrait d'un poème de Gaston Coûté,
j'adore Gaston Coûté !)

Bonne année à tous ... sous le gui.
mercredi 30 décembre 2009

A Pornichet il est un petit bois, ordinairement vêtu de mousses.
La pluie en a fait un lac où se mirent les arbres..
En ce lieu-dit "Les Forges" des artisans travaillaient le fer et le bronze,
à l’époque gauloise. On y trouve aussi les vestiges d’une briquetterie
et de poteries destinées à recevoir la saumure.

"Prête l’oreille et prends ta plume
Le monde luit comme une enclume
Appelant le chant du marteau.
Que sonne clair le fer des mots !

Métal meurtri que tu tortures
La langue crie sous la brûlure
Frappe poète-forgeron
Mets ta chanson au diapason !

Prête l’oreille et prends ta plume
L’enfer de la forge s’allume
Vois s'envoler ta ritournelle
Dans une gerbe d’étincelles !

Frappe poète-forgeron
Mets ta chanson au diapason !"

(anonyme)
mardi 29 décembre 2009
Flagrant délit d'admiration des oiseaux...


L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur
L'oiseau qui soudain se cogne
L'oiseau qui voudrait s'enfuir
L'oiseau seul et affolé
L'oiseau qui voudrait vivre
L'oiseau qui voudrait chanter
L'oiseau qui voudrait crier
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau qui vole si doucement ...

(Paroles de Jacques Prévert)

Après la pluie ...
lundi 28 décembre 2009
Matin de Noêl en famille
Promenade dans les marais salants.
Plaisir.
Et un poème !

Quand l'eau de la vasière a traversé les fares
Où le héron craintif aime à se reposer,
L'homme du pays blanc, par des gestes bizarres
La conduit aux œillets pour se cristalliser

Chaque jour il lui faut se remettre à l'ouvrage
Attendant le moment où il pourra trousser,
Où le petit boutoué lui fera bon usage,
Où balançant le las, il le fera crisser.

Il guette au bord du ciel la course des nuages(...)
Jusqu'au matin brûlant où l'or blanc est à point.

Alors le paludier, pour oublier sa peine,
Se penche doucement au bord de son œillet
Et de sa main bronzée à la veine d'ébène,
Cueille la fleur de sel au soleil de juillet.

Texte de Guy GEERAERT


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