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melanie
Châteaubriant, Pays de la Mée (Bretagne), France
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vendredi 21 janvier 2011

Bien en vue au sommet d’un arbre ou d’une plante,
Il expose orgueilleux son habit coloré.
Toujours en mouvement, nature exubérante,
Il s’envole et revient, pressé de picorer !

Sa belle tête arbore un curieux maquillage,
Deux bandeaux côte à côte, un blanc et l’autre noir,
Accentuant ainsi le fabuleux grimage
Faisant du volatile un joyau de grand soir.


A son chant délicat s’ajoutent quelques trilles
Afin de saluer dignement le printemps.
Bientôt un nid douillet recevra sa famille,
Des poussins duveteux occupant tout son temps.

Puis il retrouvera la troupe remuante
S‘abattant vivement sur les champs de chardons.
Vous le verrez passer, silhouette élégante,
Séduisant arlequin à l’incessant jargon !

(Photo de Claude)
(Poème de Nicole Bouglouan)
mercredi 19 janvier 2011

Il était une fois à Châteaubriant une jeune femme, seule, au chômage.
Avec une petite fille de 5 ans.
Pour toute fortune : une maisonnette, de 3 mètres sur 13 au sol.
Délabrée.

Avec un grand courage la jeune femme a fait les travaux, quasiment seule
Et même réalisé un "lit de princesse" pour sa gamine.
Elle doit aménager en mars 2011. Les travaux ne sont pas finis.
Qui lui donnera les derniers coups de main ?

Retrouvez-la ici :
http://www.laglaneuse.fr/le-nid/
http://circonflexe.over-blog.com/

Contact : 02 72 63 14 69
lundi 17 janvier 2011
Eve. Une mise au monde heurtée. Aveugle de naissance. Famille perturbée par l’alcoolisme. La fillette ne se développe pas normalement. A six ans on la met dans un institut médico-éducatif. Premiers drames « Je pleurais pour ne pas quitter ma famille » dit-elle mais finalement « là j’ai appris le piano. J’en suis heureuse. Mais pour les études, c’est resté très insuffisant. Je m’en suis mordu les doigts depuis. C’est en grandissant qu’on comprend ».

20 ans, le bel âge paraît-il. Pour Eve il n’y a pas de structure d’accueil. Retour chez les parents. Plus aucun soutien psychologique et pédagogique. « Je suis restée assise ou couchée pendant 6 ans ».

Et puis l’espoir d’une autre vie. Une famille qu’elle connaît propose de prendre la jeune fille chez eux. Par sympathie ? Non, parce qu’elle a une allocation d’adulte handicapé. Elle le saura trop tard.

« Ce fut le désastre », dit Eve. Dijon, puis Châteaubriant. La jeune fille est séquestrée dans sa chambre, volets fermés, interdiction de les ouvrir. Eve est nue, presque toute la journée. Les sévices se multiplient. Impossible à raconter. Les voisins sont-ils au courant de la présence de la jeune fille et de ce qui se passe ? Oui ? Non ? ils ne diront rien. Le médecin non plus.

Eve dépérit. Déprime, plus la force de manger. Elle ne contrôle plus son corps, elle vomit, elle défèque sous elle. La "famille" la fait interner. Les services psychiatriques remarquent que la jeune fille ne semble pas atteinte de maladie mentale. Mais elle ne dit rien. Elle a peur. " On " a tant exercé de menaces contre elle.

Les services psychiatriques comprennent qu’il ne faut pas la remettre dans le milieu "familial". A Châteaubriant, justement, Danièle a fait une formation pour être "accueillant familial" . Après un mois d’essai en mai 2004, Eve est accueillie par Danièle depuis juin 2004.

« Tout de suite nous nous sommes comprises » dit Danie, qui est chargée de protéger Eve, de l’aider à se construire. « Et moi je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie » ajoute Danie avec élan.

« Nous sommes heureuses toutes les deux » dit Eve avec un sourire chaleureux.

Danie et Eve, inséparables, font de la marche à pied, participent aux thés dansants, passent de la musique à la maison. Eve a sa chambre, elle s’habitue peu à peu aux lieux, commence à trouver son indépendance pour un certain nombre de tâches.

Malgré sa cécité, Eve sait se servir à boire, elle utilise le téléphone (avez-vous remarqué que la touche 5 comporte un point en relief ?). Elle suit très bien les émissions à la télé : une bonne ouie compense les yeux qu’elle n’a jamais eus.

Mais les journées sont longues quand même. Danie, et une voisine, se démènent pour elle, trouvent des livres en braille, lui offrent un lecteur de CD... La jeune fille rêve de reprendre le piano. C’est alors, heureux concours de circonstances, que le Rotary propose de satisfaire des « rêves ». Coup de chance, Eve l’apprend et, avec Danie, elle explique sa situation, et son désir.

8 mars, journée de la femme. Au milieu du "beau monde", Eve apprend qu’elle a gagné un synthétiseur. L’émotion l’envahit. « Je vais mettre le CD à la chaîne et puis jouer. Je joue souvent à l’oreille, je laisse mes doigts trouver la note juste. Ca vient tout seul ».

C’est une belle histoire, non ?

Danie qui, de son côté, a connu aussi une vie difficile, et Eve, la jeune fille martyrisée, sont peu à peu en train de construire une nouvelle vie.

« Nous nous sommes trouvées » disent-elles.

(PS : c’est une histoire d’argent qui a fait " chuter " la famille : après avoir mis Eve à Pont-Piétin, elle a continué à se servir de son carnet de chèques sans savoir que celui-ci était automatiquement bloqué par l’hospitalisation. Chèques sans provision. Plainte de commerçants castelbriantais. Eve accepte de porter plainte à son tour, pour faire comprendre sa situation. Effarement des gendarmes. Ce n’est qu’au bout de longs mois qu’Eve finit par révéler ce qu’on lui a fait subir. L’affaire vient de passer au tribunal de Nantes.
La femme a été condamnée de 10 ans de prison).


Pour en savoir plus sur l'horreur humaine, lire ici : http://maitremo.fr/2011/01/07/noel/. Mais attention : c'est à en faire des cauchemars.
dimanche 16 janvier 2011
Je n'attendrai pas lundi, pour vous crier ma joie.
Lorsqu’un jour le peuple veut vivre…,
Force est pour le destin de répondre,
Force est pour les ténèbres de se dissiper,
Force est pour les chaînes de se briser.
Poème de Abou ElKassem Echabi

Je n'attendrai pas lundi pour vous crier aussi ma désespérance absolue :
Il y a en Tunisie, comme en France, des gens qui travaillent dur, et des gens qui voudraient bien travailler et, au sommet de l’Etat, des hommes politiques qui n’ont jamais travaillé, mais qui savent parler et nous embobiner et des puissances d'argent qui savent tout confisquer, même les libertés, à leur profit.

La victoire du peuple tunisien ?. Oui, ça fait très plaisir. Pour quelques heures, quelques jours....
Sans lendemain ?
Les hommes et les femmes sont-ils condamnés à l’asservissement, pour toujours ? Je le crains.

Et pourtant je continue à militer, 
comme s'il restait un milligramme d'espérance quelque part...
Idiote et obstinée.


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