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- melanie
- Châteaubriant, Pays de la Mée (Bretagne), France
vendredi 18 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Dans la chanson de nos pères,
Monsieur de Malbrough est mort.
Si c'était un pauvre hère,
On n'en dirait rien encore.
Mais la dame à sa fenêtre
Pleurant sur son triste sort,
Dans mille ans, deux mille peut-être,
Se désolera encore.
Refrain :
File la laine,
File les jours.
Garde mes peines
Et mon amour.
Livre d'images,
Des rêves lourds.
Ouvre la page
À l'éternel retour.
Hennins aux rubans de soie,
Chanson bleue des troubadours.
Regret des festins de joie
Ou fleur du joli tambour.
Dans la grande cheminée,
S'éteint le feu du bonheur,
Car la dame abandonnée
Ne retrouvera son cœur.

(Très expressive exposition de santons de Provence)
jeudi 17 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Pour Noël, une très belle exposition de santons...

Une abeille un jour de printemps
Voletait, voletait gaiement
Sur la rose bruyère en fleur
Dont si douce est l'odeur
Au pied de la bruyère en fleur
Une pauvre chenille en pleurs
Regardait voler dans le ciel
La petite et son miel
Et la pauvre chenille en sanglots
Lui disait "Je vous aime"
Mais l'abeille là-haut, tout là-haut
N'entendait pas un mot
Après avoir pleuré jusqu'à la nuit
Notre chenille s'endormit
Mais le soleil de ses rayons
Vint éveiller un papillon
Et sur une bruyère en fleur
Notre abeille a donné son coeur
Tandis que chantaient les grillons,
Au petit papillon
(chanson de Henri Salvador)

Une abeille un jour de printemps
Voletait, voletait gaiement
Sur la rose bruyère en fleur
Dont si douce est l'odeur
Au pied de la bruyère en fleur
Une pauvre chenille en pleurs
Regardait voler dans le ciel
La petite et son miel
Et la pauvre chenille en sanglots
Lui disait "Je vous aime"
Mais l'abeille là-haut, tout là-haut
N'entendait pas un mot
Après avoir pleuré jusqu'à la nuit
Notre chenille s'endormit
Mais le soleil de ses rayons
Vint éveiller un papillon
Et sur une bruyère en fleur
Notre abeille a donné son coeur
Tandis que chantaient les grillons,
Au petit papillon
(chanson de Henri Salvador)
mercredi 16 décembre 2009
00:01 | Publié par
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(Cette dame a 102 ans et demi !)
On a si peu de temps
Il y a déjà longtemps
J'avais à peine dix ans
Et je courais tant
Pour arrêter le temps.
Il y a déjà longtemps,
J'ai eu vingt ans,
Et je pensais pourtant
Qu'il ferait toujours beau temps.
Il n'y a pas si longtemps
Que j'ai eu mes trente ans,
Et je me disais en ce temps
Que je mourrais dans pas longtemps.
Et quand j'ai eu quarante ans,
Je les ai chantés en dansant,
Je les ai dansés en buvant,
Je les ai bus en pleurant,
Je les ai pleurés en pensant
Que bientôt j'aurais cinquante ans.
Et puis j'ai eu cinquante ans
Et en regardant jouer mes enfants,
Je me disais que peut-être en partant
Je n'aurais pas soixante ans.
Mais un jour j'ai eu soixante ans
Sans avoir vu passer le temps,
Et je me suis dit que peut-être j'aurai encore le temps
De connaître mes petits-enfants
Et d'avoir soixante-dix ans.
Et maintenant j'ai soixante-dix ans,
Et je me dis souvent
Que de dix en dix ans,
Je suis mort bien souvent.
Et je me dis souvent
Que je mourrai je ne sais pas quand,
Mais que je mourrai en pensant
Qu'on a si peu de temps.
Auteur : HAJ NASSAR Tarik
mardi 15 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Je suis la petite couturièreAux doigts agiles
Je marie le fil et l’aiguille
Pour que tout le monde s’habille
Selon l’âge, le goût et les saisons ...
(Il s'agit d'une jeune femme, installée à Erbray, naturelle et inventive, qui ne fabrique que des vêtements en pièces uniques qu'elle vend sur les marchés ou qu'elle réalise sur mesure. Son site : http://choupettecouture.e-monsite.com/livredor.html
lundi 14 décembre 2009
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Moutons blancs
Bien au chaud près de la crèche
De l'enfant Jésus à naître.

Moutons noirs, dehors.
Blancs ou noirs ?
Segrégation chez les moutons ...
"Voici que la saison décline,
L'ombre grandit, l'azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L'oiseau frissonne, l'herbe a froid".
(Poème de Victor Hugo)
Hier, 13 décembre, c'était la sainte Luce.
A la Sainte Luce, les jours croissent d'un saut de puce.
Ce dicton est généralement considéré comme faux, voire absurde, car le solstice d'hiver n'est pas encore passé. En fait il exprime, non pas l’allongement des journées, mais le décalage qui s’opère à cette période. En effet, si le soleil se lève de plus en plus tard, il se couche également de plus en plus tard. Les journées semblent donc grandir car les soirées s’allongent.
vendredi 11 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;
Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Charles Baudelaire, Les fleurs du Mal
jeudi 10 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Depuis le jour antique où germa sa semence,
Cette forêt sans fin, aux feuillages houleux,
S'enfonce puissamment dans les horizons bleus
Comme une sombre mer qu'enfle un soupir immense.(...)
Les étés flamboyants sur elle ont resplendi,
Les assauts furieux des vents l'ont secouée,
Et la foudre à ses troncs en lambeaux s'est nouée ;
Mais en vain : l'indomptable a toujours reverdi.
Les siècles ont coulé, rien ne s'est épuisé,
Rien n'a jamais rompu sa vigueur immortelle...
(Poème de Charles-Marie Leconte de Lisle)
(Petit coin de forêt, au bord du Don.
Terrain, naturel et sauvage, de jeux des enfants
La table de schiste a été construite par eux)
mercredi 9 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Derrière les nuages épais
Et gris
Apparaît la mer du ciel
Bleu limpide
Dont la pureté tranquille
Etonne
(Poème de Susanna Palasti )
(Eglise de Béré, entre deux pluies)
mardi 8 décembre 2009
00:01 | Publié par
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(hier le ciel était gris. Ce jour d'hui je vous ré-offre du soleil.
Et toujours de la poésie)
Le temps a laissé son manteau
De vent de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderie,
De soleil luisant clair et beau.
Il n'y a bête ni oiseau
Qui en son jargon ne chante ou crie.
Le temps a laissé son manteau
De vent de froidure et de pluie.
Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie
Gouttes d'argent d'orfèvrerie
Chacun s'habille de nouveau.
Le temps a laissé son manteau
De vent de froidure et de pluie,
[Rondel de Charles, Duc d'Orléans (1394-1465)]
lundi 7 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Il était une feuille avec ses lignes
Ligne de vie, Ligne de chance, Ligne de cœur.
Il était un arbre au bout de la branche.
Un arbre digne de vie, digne de chance, digne de cœur.
Cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l'arbre.
Racines vignes de vie, vignes de chance, vignes de cœur.
Au bout des racines il était la terre.
La terre tout court, La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel.
La terre....
(poème de Robert Desnos)
vendredi 4 décembre 2009
00:01 | Publié par
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(Photo prise dans la campagne de Moisdon.
Avez-vous vu ? un barbelé est brisé. Une prison s'ouvre ?)
La prison
Mon adresse a changé.
L’heure de mes repas,
Ma ration de tabac, ont changé,
Et la couleur de mes vêtements,
Et mon visage et ma silhouette.
La lune, si chère à mon cœur ici,
Est plus belle et plus grande désormais.
Et l’odeur de la terre : parfums.
Et le goût de la nature : douceurs
Comme si je me tenais sur le toit de ma vieille maison,
Une étoile nouvelle, dans mes yeux, incrustée.
(poème de Mahmoud Darwich)
jeudi 3 décembre 2009
00:01 | Publié par
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J'aime (...)
Les escaliers que le pied monte
Sur les degrés larges et bas
Dont il connaît si bien le compte,
Les ayant creusés de ses pas;
Sully - Prudhomme (Les Solitudes).
(Photo prise à La Forge à Moisdon.
La porte était ouverte, j'ai volé l'image.
J'y ai ajouté un peu de ciel !)
mercredi 2 décembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Un été automnal sur les collines
Tel un poème en prose.
La brise est une cadence légère que je sens sans l’entendre
Dans la modestie des arbustes (...).
Et la nature est un corps qui s’allège de son clinquant et de ses atours
Pour que mûrissent la figue, le raisin, la grenade
Et l’oubli de désirs que la pluie ravive.
(poème de Mahmoud Darwich, que j'ai eu la chance de découvrir, grâce au Comité Palestine-Israël et au Théâtre du Tiroir)
mardi 1 décembre 2009
00:01 | Publié par
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Je n’aime pas les maisons neuves :
Leur visage est indifférent;
Les anciennes ont l’air de veuves
Qui se souviennent en pleurant.
Les lézardes de leur vieux plâtre
Semblent les rides d’un vieillard ;
Leurs vitres au reflet verdâtre
Ont comme un triste et bon regard
J’aime les âtres noirs de suie,
D’où l’on entend bruire en l’air
Les hirondelles ou la pluie
Avec le printemps ou l’hiver;(...)
Le toit dont fléchissent les pentes,
Le grenier aux ais vermoulus,
Qui fait rêver sous les charpentes
A des forêts qui ne sont plus.
Sully-Prudhomme (Les Solitudes).
(Merci à Marguerite-Marie pour ce poème !)
lundi 30 novembre 2009
00:01 | Publié par
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Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie :
l’hésitation d’avril, l’odeur du pain à l’aube,
les opinions d’une femme sur les hommes,
les écrits d’Eschyle, le commencement de l’amour,
l’herbe sur une pierre,
des mères debout sur un filet de flûte
et la peur qu’inspirent les chansons aux tyrans.. (poème de Mahmoud Darwich)
L'humour et les rêves du peuple palestinien
portés par la voix cristalline d'Asma Trihan,
la mélodie du oud de Mokrane Adlani
et les histoires traditionnelles de Jean-Luc Bansard.
(Théâtre du Tiroir : http://www.theatre-du-tiroir.com)
C'était un spectacle du Comité Palestine-Israël du Pays de Châteaubriant
vendredi 27 novembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Je chante le chien crotté, le chien pauvre,
Le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque,
Le chien dont l'instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l'histrion,
Est merveilleusement aiguillonné par la nécessité,
Cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences !
Je chante les chiens calamiteux,
Soit ceux qui errent solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes,
Soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné,
Avec des yeux clignotants et spirituels :
« Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être
Une espèce de bonheur !»
Charles Baudelaire
(photo prise à La Jannais, à Moisdon)
En vous souhaitant un bon WE
jeudi 26 novembre 2009
00:01 | Publié par
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Porte ou portillon ?
Invite à dépassement.
Limite à ne pas franchir.
Ouverture pour les amis.
Barrière pour les importuns
Appel ou désespoir ?
Ouverture ou fermeture ?
Celui qui s'y affronte
Ne sait s'il doit la franchir
Passer on chemin
Ou forcer le destin.
Enfoncer une porte ouverte.
Ou prendre la porte ....
"C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clef"
mercredi 25 novembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Il fallait traverser la rivière,
Nous étions tous deux aux abois
J’étais timide, elle était fière
Les tarins chantaient dans les bois.
Elle me dit : « j’irai derrière
Mon ami ne regardez pas »
Et puis elle défit ses bas…
Il fallait traverser la rivière.
Je ne regardai…qu’une fois
Et je vis l’eau comme une moire
Se plisser sous ses pieds d’ivoire…
Nous étions tous deux aux abois.
Elle sautait de pierre en pierre ;
J’aurais dû lui donner le bras ;
Vous jugez de notre embarras
J’étais timide, elle était fière.
Elle allait tomber –je le crois,-
J’entendis son cri d’hirondelle ;
D’un bond je fus auprès d’elle…
Les tarins chantaient dans les bois.
Poème d'Edouard Pailleron.
Je ne sais si je pourrai tenir longtemps comme ça.
Mais c'est pas beau la poésie ?
(Photo prise à Farinel dans la campagne de Moisdon)
mardi 24 novembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Dans ma maison vous viendrez
D'ailleurs ce n'est pas ma maison
Je ne sais pas à qui elle est
Je suis entré comme ça un jour
Il n'y avait personne
Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc
Je suis resté longtemps dans cette maison
Personne n'est venu
Mais tous les jours et tous les jours
Je vous ai attendus
Je ne faisais rien
C'est à dire rien de sérieux
Quelquefois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toutes mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Ils vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Faut être bête comme l'homme l'est si souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pieds gai comme un pinson
Le pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme ça
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça
Pinson pinson pinson pinson
Comme c'est curieux les noms
Martin Hugo Victor de son prénom
Bonaparte Napoléon de son prénom
Pourquoi comme ça et pas comme ça
Un troupeau de bonapartes passe dans le désert
L'empereur s'appelle Dromadaire
Il a un cheval caisse et des tiroirs de course
Au loin galope un homme qui n'a que trois prénoms
Il s'appelle Tim-Tam-Tom et n'a pas de grand nom
Un peu plus loin encore il y a n'importe qui
Beaucoup plus loin encore il y a n'importe quoi
Et puis qu'est-ce que ça peut faire tout ça
(Poème de Jacques Prévert)
Je dédie ce poème à tous ceux qui ne savent pas
à quel point la poésie peut accompagner nos vies ...
(maison perdue dans la campgne de Moisdon)
lundi 23 novembre 2009
00:01 | Publié par
melanie |
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Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moment de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes
Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent les voix
D'autres qui feront comme moi le voyage
D'autres qui souriront d'un enfant rencontré
Qui se retourneront pour leur nom murmuré
D'autres qui lèveront les yeux vers les nuages
[…]

Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant
Poème d'Aragon, photos prises au Pont de Farinel (Moisdon)
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